La friction d’usage : pourquoi on préfère galère plutôt que d’aller chercher le bon outil

« Tu avais pas acheté un marchepied la semaine dernière ? »

« Sisi, mais il est loin » (Il était à 5 mètres)

Ça m’a fait sourire, parce que le chef d’atelier où j’étais vendredi m’avait dit la même : On a des bouchons d’oreilles, mais ils sont dans le vestiaire, trop loin.
Un outil ne suffit pas à être utilisé.
Il faut aussi qu’il soit au bon endroit, au bon moment, sans quoi on bricole avec ce qu’on a sous la main.

Le tabouret est là, tout de suite, donc il gagne. En ergonomie, on le traduirait très bien par une idée de friction d’usage ou de coût d’accès : si l’outil sûr n’est pas disponible immédiatement, l’usage réel bascule vers la solution la plus simple sur le moment.

Ce n’est pas que les gens refusent les bons outils ou les bonnes pratiques.
C’est souvent juste que, dans l’action, on prend ce qui est accessible tout de suite.

L’effort mental est souvent vécu comme désagréable, ce qui renforce la tendance à éviter les étapes supplémentaires, même petites

Parfois, l’écart entre l’usage prévu et l’usage réel tient à… 5 mètres.

Vous avez d’autres exemples ?
(Post écrit avec l'accord de ma petite Kiné bien entendu)

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