Les interruptions de travail

“Mon métier, c’est d’être interrompu tout le temps, pour que les gars puissent avancer sur les chantiers.”
Phrase entendue hier dans un garage.

Vu de l’atelier, « il a la belle vie, assis au bureau, au chaud », avec des tâches administratives.

Sauf qu’en réalité, il doit gérer l’accueil, les clients, les livraisons, les devis, les rendez-vous, les pièces, le planning, les ordres de réparation…
Et tout ça en étant coupé toutes les 3 minutes.

Le problème, ce n’est pas seulement la quantité de travail.
C’est de devoir reprendre 10 fois là où on en était, sans rien oublier, sans se tromper, et sans jamais vraiment pouvoir aller au bout d’une tâche d’une traite.

C’est typiquement le genre de poste qu’on sous-estime… jusqu’au jour où la personne n’est pas là et là, bizarrement, on découvre que “le bureau” faisait tourner une bonne partie de l’atelier.

La charge de travail la plus lourde n’est pas toujours celle qu’on voit.

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