Pas de nouvelles dans un service, c’est bon signe ?

Vous connaissez le service de Schrödinger ?
Tout va sûrement bien là-bas… personne ne signale de problème.

Les services de prévention sont sollicités quand le problème est devenu urgent. En pompiers, quand il faut trouver une solution rapidement.
Le reste du temps, l’absence de remontées devient un indicateur implicite : ça doit aller.

Avec des urgences qui occupent déjà l’agenda, il reste parfois peu de place pour aller voir ce qui se passe dans les situations ordinaires.

Et le travail continue, grâce à des ajustements qui passent inaperçus :
- un appareil en panne depuis six mois qu’on a appris à contourner ;
- une information manquante qu’on va chercher soi-même ;
- un aléa absorbé en repoussant une autre tâche.
Certaines difficultés font partie du décor. On ne pense même plus à les signaler.

Pour ouvrir la discussion avant l’urgence, une question peut aider :
« Cette semaine, qu’avez-vous dû faire en plus, ou autrement, pour que le travail se fasse quand même ? »
Cela donne des pistes à observer et à approfondir. Une occasion de comprendre ce qui permet au travail de tenir, et à quel prix.

Apprendre à poser ces questions, à observer le travail et à analyser les ajustements du quotidien : voilà un savoir-faire concret à développer dans les équipes prévention.
Si vous souhaitez former des relais internes à l’analyse des situations de travail et disposer d’outils pour suivre les difficultés repérées et les actions engagées, on en discute avec plaisir.

C'est quand la dernière fois qu'on vous a appelé pour dire " tout va bien chez nous !"

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Motivation pour bouger