Les indicateurs au bons endroits

« On n’a pas de remontées terrain, donc tout va bien. »

Sur le terrain, les plaintes ne remontent pas forcément.
Les personnes s’adaptent. Elles compensent. Elles trouvent des astuces pour que le travail tienne.
Pas parce que tout va bien, mais parce que parler n’a pas toujours servi.

Petit à petit, les irritants deviennent normaux et la surcharge devient “le métier”.

Le problème, c’est que quand la plainte arrive enfin,
elle arrive souvent sous une autre forme : arrêt de travail, erreur, accident, désengagement.

C’est pour ça qu’en ergonomie, on ne se contente pas d’écouter ce qui se dit.
On va voir ce qui se fait.
On observe les gestes, les détours, les ajustements, les compensations silencieuses.

Parce que le travail réel parle, même quand les personnes ne parlent plus.

Agir à ce moment-là, ce n’est pas faire de la prévention “en plus”.
C’est éviter d’intervenir trop tard.

Et chez vous, l’absence de plaintes, vous la lisez comment ?

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L’ergonomie bien pensée ne se voit pas